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Semenya a les épaules solides

par La rédaction
Caster-Semenya

Publié le 21 août 2016 à 05:03

La Sud-Africaine Caster Semenya, athlète intersexuée, a décroché l'or olympique sur 800 m, ce samedi à Rio de Janeiro. Ce qui n'a pas fini de faire parler…

La Sud-Africaine Caster Semenya a remporté la médaille d'or olympique du 800 m, ce samedi à Rio de Janeiro, avec un nouveau record personnel (1'55"28). La Burundaise Francine Niyonsaba a terminé en 1'56"49 pour l'argent, la deuxième breloque de son pays aux Jeux. La Kényane Margaret Wambui a pris le bronze en 1'56"89.

Seulement deuxième en 2012 à Londres, Semenya, 25 printemps, a dominé la saison sur cette distance avec trois des quatre meilleurs temps. À tel point que la marque "référence" de la Tchèque Jarmila Kratochvilova, la plus vieille de l'athlétisme, réalisée à une époque où le dopage était monnaie courante en Europe de l'Est (1983), était susceptible de sauter. Cela n'a pas été le cas. Restée dans le peloton lors du premier tour, Semenya a laissé Niyonsaba mener la course jusqu'aux 200 derniers mètres, avant d'accélérer pour triompher, sans nouveau record à la clé.

Polémique

Mais quand même: selon certains observateurs, la concurrence, déjà privée de Mariya Savinova et Ekaterina Poistogova, première et troisième il y a quatre ans, mais empêchées de participer après les révélations concernant le dopage dans l'athlé russe soutenu par l'État, était désavantagée. Même si Semenya n'y peut pas grand-chose…

La polémique ? À la suite de son titre mondial en 2009, des tests avaient révélé qu'elle était hyper-androgène, son corps produisant une quantité anormalement élevée de testostérone, ce qui la rend plus puissante que ses rivales. L'IAAF avait limité cette quantité, ce qui avait clairement changé les perspectives de Semenya (elle devait se médicamenter), mais la règle a été annulée l'année passée par le Tribunal arbitral du sport (TAS).