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Yoka, la promesse de l’or

par La rédaction
Tony-Yoka

Publié le 21 août 2016 à 08:30

Champion du monde de sa catégorie, Tony Yoka tâchera ce dimanche de se parer d’or olympique à Rio, en finale des super-lourds. Une issue attendue par tous désormais.

Tête d’affiche d’une boxe olympique française fringante à Rio ces jours-ci, Tony Yoka conclura la moisson tricolore avec une sixième médaille, quoiqu’il advienne, dimanche. Du jamais vu pour une discipline qui n’avait plus bénéficié d’un tel coup de projecteur en France depuis le sacre de Brahim Asloum aux JO de Sydney, en 2000. Argent ou or, seul le métal de cette breloque promise reste à définir. Même si personne ne semble avoir de doutes sur la question.

"Tony est venu ici pour être sur la plus haute marche du podium, il est dans une bonne dynamique. Sa victoire vendredi a mis Estelle dans les meilleures conditions pour sa finale, maintenant c’est l’inverse, c’est à lui de jouer", note Kevinn Rabaud, le Directeur technique national, qui fait ainsi allusion à la victoire de la compagne du boxeur parisien, Estelle Mossely, vendredi dans la catégorie des poids légers. Le principal intéressé confirme: "Avec Estelle, on s’est dit qu’on repartirait d’ici avec deux médailles d’or, elle a rempli sa part du contrat, et moi je suis serein."

"A neuf minutes de l’or olympique"

Serein, malgré une torsion de la cheville en demie et un ultime adversaire coriace, le Britannique Joe Joyce – un client qu’il avait battu en demi-finale des Championnats du monde 2015, à Doha. "Ce sera un combat intense physiquement, il faudra répondre présent. Je me doutais qu’il serait là parce qu’il était déjà sur le podium aux Mondiaux. Maintenant, je sais que je peux le battre, je suis à neuf minutes de l’or olympique et je ne compte pas lâcher", souffle Tony Yoka, décrivant du reste son prochain opposant comme "très physique mais aussi très prévisible et pas forcément très rapide".

John Dovi, l’entraîneur national de ce collectif bleu sûr de sa force partage l’analyse de son poulain. "Joyce est très lent, même s’il est oppressant. Je pense que Tony peut facilement le prendre de vitesse. Il l’a battu aux Championnats du monde et ça avait été assez net." Tous les signaux sont donc au vert avant cet ultime combat de colosses. La boxe française attend sa deuxième Marseillaise carioca avec impatience !